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Le voyage d’hiver

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Spectacles Tous les spectacles de Keith Kouna

  • mai
    06
    Keith Kouna @ Théâtre de Poche
    samedi 6 mai 2017 – 20:15
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  • mai
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    Keith Kouna @ Les Docks
    samedi 13 mai 2017 – 21:00
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  • mai
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En Irak

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En Syrie

En Somalie

Partout on s’aime à la folie

Et vive le tic tac tic tac

En Afghanistan

En Russie

En Chine

En Libye

Partout on s’aime à la folie

Et vive le tic tac tic tac

Au Liban

Au Congo

Au Pakistan

Au Mali

Partout on s’aime à la folie

Et vive le tic tac tic tac

Europe

Amérique

Afrique

Asie

Océanie

Partout on s’aime à la folie

Et vive le tic tac tic tac

 

Toujours plus fort

Toujours plus vite

On se dévore

On se traque

On se quitte

 

En économie

En secret

En catimini

Partout on s’aime à la folie

Et vive le tic tac tic tac

En pétards

En fusils

En uniformes

En habits

Partout on s’aime à la folie

Et vive le tic tac tic tac

En djihad

En hostie

En attendant le messie

Partout on s’aime à la folie

Et vive le tic tac tic tac

En partis

En patries

En copies

En colonies

Partout on s’aime à la folie

Et vive le tic tac tic tac

 

Toujours plus fort

Toujours plus vite

On se dévore

On se traque

On se quitte

 

Le monde est à l’agonie

Entre la douleur

Et l’ennui

Je t’aime à la folie

Et vive le tic tac tic tac

Le monde est à l’agonie

Et je m’en fiche

Et je m’enfuie

Je t’aime à la folie

Et vive le tic tac tic tac

La bière en après-midi

Fuck les REER

Fuck les CELI

Je t’aime à la folie

Et vive le tic tac tic tac

Redonne-moi une nuit

Et une autre shot de whisky

Je t’aime à la folie

Et vive le tic tac tic tac

 

Toujours plus fort

Toujours plus vite

Qu’on se dévore

Qu’on se traque

Qu’on se quitte
 

Pas de panique

J’ouvre le frigo

Et puis je tombe dans le vide

Entre un vieux spaghatte au pesto

Et un oignon qui agonise

Je bats des ailes et je m’ennuie

Je ne vends pas de disques

Je m’imagine une autre vie

Pleine de succès et de fric

On me voit partout

Je fais tous les plateaux de télévision

Je fais le beau devant les radios

Et je chante pour les cons

Tout ça me mène jusqu’à l’Adisq

Et le vote du public

Je monte sur la scène hystérique

Et j’embrasse mon Félix

Je remercie père et mère

Et tous les Québécois

En ajoutant que je suis fier

Parce que je fais mon rock à moi

 

Mais j’entends des voix qui me disent…

 

Indie

Trendy

Hipster

Preppy

Je me la fais musique et baise

J’ai les cheveux et le style

Pour grimper sur les palmarès

Et aux jambes des filles

Mon côté rebelle et artiste

Séduit les matantes les mamans

Qui se disent que j’s’rais un bon fils

Un bon gendre ou un bon amant

En tournée j’exige dans ma loge

Des craquelins et des fromages fins

Un Bordeaux et quelques Bourgogne

Un playstation et des coussins

Avec le band on parle des bitchs

On se fait des tracks à l’hôtel

Je cause allègrement de Nietzsche

De Sade et puis de Machiavel

C’est tripatif je suis très rock

Mais j’ai de la cervelle

J’me déplace en van pis je dis fuck

Au système en touchant ma paye

 

Mais j’entends des voix qui me disent…

 

« Kouna n’oublie pas Hydro »

Hé pas de panique

J’vais payer tout ça bientôt

Et je donnerai du tip

 

« Kouna y’a le proprio »

Hé pas de panique

Y’a déjà l’type des impôts

Avec qui je m’explique

 

Oui toujours ces voix qui me disent…

 

Schling

Schling

Schling

Le temps passe pis ch’t’un peu moins in

Y faut que j’me démène

Pour ne pas devenir un has-been

Et vendre mon condo sur la Main

Je fais des pubs de cellulaires

De bagnoles ou de bières

Entre deux tournées de promotion

Et toutes mes collaborations

Je me positionne contre la guerre

Contre la famine et la misère

Et contre le pire des fléaux

Les téléchargements illégaux

Sinon j’fais une sortie publique

Et un petit scandale

Quand les radios boudent ma shit

Ou qu’on m’booke pas da’un festival

 

Mais j’entends des voix qui me disent…

 

« Kouna y’a plus d’haricots »

Hé pas de panique

Il reste encore un kilo

De champignons magiques

 

« Kouna trouve-toi un boulot »

Hé pas de panique

Je n’veux pas finir trop tôt

À l’aile psychiatrique

 

Oui toujours ces voix qui me disent…

 

Je referme le frigo

Et je me Grenache une miche

Ensuite je me booke un autre show

Pour 100$ à St-Meu-Meu-du-Christ

J’pourrais p’t’être trouver le bonheur

Et gagner plein de foin

En faisant des disques de covers

Des années 80

Ou en écrivant des rengaines

Pour des star-académiciennes

Avant que j’finisse par me mettre

À cuisiner du crystal meth

Je m’attaque à un hit du tonnerre

Un hit avec un hook

Mais j’finis par m’ouvrir une bière

Pis je glande sur Facebook

 

Et j’entends des voix qui me disent…

 

« Kouna n’oublie pas Hydro »

Hé pas de panique

J’vais payer tout ça bientôt

Et je donnerai du tip

 

« Kouna y’a le proprio »

Hé pas de panique

Y’a déjà l’type des impôts

Avec qui je m’explique

 

« Kouna y’a plus d’haricots »

Hé pas de panique

Il reste encore un kilo

De champignons magiques

 

« Kouna trouve-toi un boulot »

Hé pas de panique

Je n’veux pas finir trop tôt

À l’aile psychiatrique

 

Oui toujours ces voix qui me disent…
 

Comme un macaque

Les massacres et les tueries

Dans la brise et les vents

Pendant que je te séduis

Dans la brise et les vents

 

Comme un macaque qui s’éclate

Dans tes bras

Loin des macaques qui se battent

Pour je ne sais quoi

 

Aime-moi je t’aime ma guenon

Mon étoile dans la jungle des cons

 

Et les cadavres s’empilent

Dans la brise et les vents

Pendant que je te l’enfile

Dans la brise et les vents

 

Comme un macaque qui s’éclate

Dans tes draps

Loin des macaques qui se battent

Pour je ne sais quoi

 

Aime-moi je t’aime ma guenon

Mon étoile dans la jungle des cons

 

Au bout du compte et du pire

Dans la brise et les vents

Chacun son propre plaisir

Dans la brise et les vents

 

Comme un macaque je me gratte

Et tu es là

Je me fiche des macaques

Et de je ne sais quoi

 

Aime-moi je t’aime ma guenon

Mon étoile dans la jungle des cons
 

Anna

Dans ma garçonnière

Tu débarques et brusques mes ombres

Comme un tank en robe légère

Qui écrase mes fleurs et mes ronces

Tu dis que je suis pépère

Tu siffles mon verre et tu t’allonges

En te caressant la rivière

Et en m’ordonnant que je plonge

 

Anna

Tu me creuses une tombe

Tu me ronges les ongles

Tu me lances des bombes

 

Dans ma garçonnière

Tu fous la merde et te défonces

Tu ris en lisant mes poèmes

Tu dis que je ne suis qu’un p’tit con

Tu bouffes mon cœur et ma tête

Tu dis que j’aime trop la raison

Tu piges dans mes clopes et ma bière

Mes somnifères et mon gazon

 

Anna

Tu me creuses une tombe

Tu me ronges les ongles

Tu me lances des bombes

 

Dans ma garçonnière

Tu débarques et pètes les plombs

En t’accrochant à ma fenêtre

Et en déconnant que tu tombes

Tu pleures en hurlant que tu m’aimes

Tu dis que je suis ta prison

Que tu n’en peux plus de ces chaînes

Puis tu disparais pour de bon

 

Anna

Tu me manques et je tombe

Je me ronge les ongles

Je m’ennuie de tes bombes
 

Batiscan

Pôpa j’te parle pas trop souvent

Chus dans mes affaires

Pis j’cours tout l’temps

Pis tu sais ben qu’chus pas fort sé prières

Sauf quand chus dans marde

Ou trop content

Pôpa je l’sais pas si tu veilles

Pis je l’sais pas si tu m’entends

Disons qu’à soir j’ai le coeur dans’ bouteille

Pis le motton qui passe pas franc

C’est peut-être juste que c’est la fin d’l’hiver

Pis que ben vite

Ça va être le printemps

Le temps des sucres

L’ouverture d’la pêche

Pis qu’j’me r’voé ti-cul

S’à Batiscan

Pogné din branches

Pis toé qui m’démêles

Pis qui me r’mets un nouveau grément

Une tape sur l’épaule

Un brassage de tête

On était ben

S’à Batiscan

 

C’est pus pareil

Oh non c’est différent

Ça m’fait mal

Ça m’fait de la peine

Par en dedans

Tout le temps

 

Pôpa tu me disais souvent

D’être à mon affaire

Pis d’prendre mon temps

J’me tire partout

J’ai la vie qui s’emmêle

Pognée din branches à tout bout d’champ

Mais j’me dis qu’si tu m’check de ton perchoir

Tu t’en fais pas trop pis t’es confiant

Tu m’tapes sur l’épaule

Tu m’brasses la tête

Comme tu faisais

S’à Batiscan

 

 

C’est pus pareil

Oh non c’est différent

Ça m’fait mal

Ça m’fait de la peine

Par en dedans

Tout le temps

 

Bon ça y’est j’braille

Tu parles d’une affaire

Toé tu sourirais sûrement

Tu m’prendrais l’épaule

Tu m’prendrais la tête

Pis tu m’dirais « T’en fais pas mon grand »

Tu m’dirais aussi que la vie est belle

Et pis qu’la mort ça fait son temps

Qu’tout le monde y passe

Que ça fait d’la peine

Mais qu’l’amour dure

Éternellement

 

C’est vrai je t’aime

Pis t’es là comme un géant

Comme un grand soleil

Par en dedans

Tout le temps
 

Le sexe

Dans les journaux

Dans les magazines

À la télé

Et dans les vitrines

 

Le sexe

 

Dans l’aventure

Et dans la routine

 

Le sexe

 

Dans la fraternité

Et la guerre

Dans tous les recoins

De la terre

 

Le sexe

 

Dans les bureaux

Dans les usines

 

Le sexe

 

Dans les cavernes

Et dans les livres

 

Le sexe

 

Chez les paumés

Et chez les riches

Chez les animaux

Et les débiles

 

Le sexe

 

À la campagne

Et à la ville

 

Le sexe

 

Dans la folie

Dans la déprime

Dans les tueries

Et les suicides

 

Le sexe

 

Dans la solitude

Et la fête

 

Le sexe

 

Dans tous les recoins

De ma tête

 

Le sexe
 

Napalm

Dans les frais bocages

Et les herbes tendres

Tes lèvres en bataille

Et le vent qui brode ses danses

En fines cascades

Sur tes berges blanches

 

Toucher tes étoiles

Du bout de la langue

Le cœur en cavale

Sous les palmiers de tes hanches

Déchirer la voile

Effeuiller le temps

 

Perdre les pédales

Déserter les rangs

Semer la pagaille

Et sauter dans un toboggan

Quitter la parade

Bousiller ses chances

Danser sur la table

Dans le théâtre qui flambe

 

Déposées mes armes

Baissées mes défenses

Les crocs de tes charmes

Mordent les os de mes jambes

Mes chairs en otage

Et les neiges tombent

 

Caché dans l’étable

À lécher le sang

Battre la campagne

Et laisser macérer le temps

Déchirer la page

Retrouver le monde

 

Bouffer le cheval

S’arracher le ventre

Entrer dans le bal

Et pousser son chien dans la danse

Ramper dans la vase

Ou dans l’excellence

Reprendre la valse

Dans le théâtre qui flambe

 

 

Comme un long matin

Où tout recommence

Les mêmes chemins

Et les mêmes numéros de chambres

Les mêmes refrains

Les mêmes silences

 

Au milieu du bar

Au milieu des danses

J’ouvre ma fenêtre

Et je contemple ton absence

Balafré de toi

Brûlé à l’essence

Tes restes en image

En sirotant mes vagues à l’encre

Un autre désastre

Une autre avalanche

Une autre rengaine derrière les barreaux de mes manques

Mes rêves minables

Mes châteaux de sable

Et mes sentinelles qui tirent sur tout ce qui m’évade

 

Vodka sur le tard

Vodka qui fait mal

Comme un goût de fer

Comme un postillon de cadavre

Chercher la bataille

Chercher le mirage

Chercher ton fantôme au milieu des ombres qui passent

Plus rien dans les veines

Plus rien dans le ventre

Que des bouts de peine

Et ton cœur qui frappe mes tempes

Comme un végétal

Une loque qui tangue

Je vague en épave

Dans le théâtre qui flambe

Entre les vagues

Le monde est mélancolique

Et dresse des temples

Dans le fric

Dans le sexe et la guerre

Le vent caresse les ruines

Et souffle les cendres

Dans le fric

Dans le sexe et la guerre

 

Je flotte sur le divan

Au milieu de l’océan

 

Entre les vagues

Je pêche et je chante

En regardant le rivage

À feu et à sang

 

Tout se résume et s’explique

Et tout se répand

Dans le fric

Dans le sexe et la guerre

La faim les dieux et les cirques

Les charniers de viandes

Dans le fric

Dans le sexe et la guerre

 

Tu flottes sur le divan

Au milieu de l’océan

 

Entre les vagues

Je t’aime et je chante

En oubliant le rivage

À feu et à sang

 

Pardonne-moi si je triche

Et si je me vends

Pour le fric

Pour le sexe et la guerre

Si je m’éloigne et je frime

Au milieu des cendres

Dans le fric

Dans le sexe et la guerre

 

Tu sais je ne suis pas un ange

Ouvre tes yeux et tes jambes

 

Sur ton rivage

Je règne et je chante

Je pille et laisse tes plages

À feu et à sang
 

La fille

C’est une fille qui a du chien

Elle me fait manger dans sa main

C’est une fille un peu cruelle

C’est une fille intéressante

Elle a du fric

Et de la chance

C’est une fête perpétuelle

 

Le genre de fille alléchante

Le genre de fille amusante

Le genre de fille ravissante

Le genre de fille aguichante

Le genre de fille aberrante

Le genre de fille énervante

Le genre de fille arrogante

Le genre de fille épuisante

 

J’en ai marre

Je me barre de ta vie

Je tourne en rond auprès de toi

J’en ai marre

Je me barre de ta vie

Et je te glisse entre les doigts

Je fous le camp et je m’en fiche

Je me fous que tu sois ma biche

Je fous le camp tu survivras

Je fous le camp je déguerpis

Je fous le camp très loin d’ici

Je fous le camp très loin de toi

 

C’est une fille qui bouge bien

C’est une fille à baldaquin

Le ciel au lit

Le lit au ciel

C’est une fille étourdissante

Elle a le chic

Et l’indécence

C’est une bombe sexuelle

 

Le genre de fille alléchante

Le genre de fille amusante

Le genre de fille ravissante

Le genre de fille aguichante

Le genre de fille aberrante

Le genre de fille énervante

Le genre de fille arrogante

le genre de fille épuisante

 

J’en ai marre

Je me barre de ta vie

Je tourne en rond auprès de toi

J’en ai marre

Je me barre de ta vie

Et je te glisse entre les doigts

Je fous le camp et je m’en fiche

Je me fous que tu sois ma biche

Je fous le camp tu survivras

Je fous le camp je déguerpis

Je fous le camp très loin d’ici

Je fous le camp très loin de toi

 

À bout de force et de désir

Je m’effondre

Et puis j’agonise

Dans un trou quelque part

Chez les nomades

Malgré les condoms

Les vaccins

Les arrestations

Et l’absinthe

Je suis quand même tombé malade

Et je patauge dans la merde

Avec des vertiges et la fièvre

Dans un clapier subtropical

Je lape des potions imbuvables

En voyant sauter un chaman

Et j’ai des hallucinations sentimentales

 

Je vois cette fille alléchante

Je vois cette fille amusante

Je vois cette fille ravissante

Je vois cette fille aguichante

Je vois cette fille aberrante

Je vois cette fille énervante

Je vois cette fille arrogante

Je vois cette fille épuisante

 

Et je délire je délire je délire

 

Loin de toi

J’en ai marre de ma vie

Je fais le tour en quelques pas

Loin de toi

J’en ai marre de ma vie

Tu me rattrapes où que je sois

Le bout du monde je m’en fiche

Il est dans tes grands yeux de biche

J’y prends le train à chaque fois

Ramène-moi je t’en supplie

Ramène-moi très loin d’ici

Ramène-moi tout près de toi
 

Les pouliches

Toi

Moi

Elle

Quel bordel

Je ne peux faire de choix

C’est toi mon étincelle

C’est elle mon cinéma

 

Toi

Moi

Elle

Quel bordel

Un peu n’importe quoi

Ce soir c’est toi que j’aime

Demain je ne sais pas

 

Quel est le bon siège?

Quel est le meilleur des deux pièges?

Je me démène dans ce manège

On dirait bien que l’on m’assiège

 

Les pouliches

Les pouliches de Trois

 

Toi

Moi

Elle

Quel bordel

J’ai le vice et le versa

Chez toi je pense à elle

Chez elle je pense à toi

 

Toi

Moi

Elle

Quel bordel

Mais toujours je pense à moi

Quand dans ma citadelle

Vous m’offrez tout le choix

 

Quel est le bon siège?

Quel est le meilleur des deux pièges?

Je me démène dans ce manège

On dirait bien que l’on m’assiège

 

 

Les pouliches

Les pouliches de Trois

 

Toi

Moi

Elle

Quel bordel

Et pourquoi pas toujours à trois

Toi qui fait la vaisselle

Elle qui reprise mes bas

 

Toi

Moi

Elle

Quel bordel

Mais tout se consume et tout s’en va

Tu as repris tes ailes

Elle a repris ses pas

 

Instrumental

 

Toi

Moi

Elle

Quel bordel

Il ne reste que moi

Qui cherche son étincelle

Qui cherche son cinéma
 

Paradis

Amen

Ainsi soit-il

C’est la vie

Et après la pluie

Que sera sera

Demain est

Un autre et cetera

Ah si j’étais tranquille

Un peu taré dans ma cuisine

Un feuilleton à l’heure dans ma vitrine

Un sommeil de plomb

Une bonne bile

 

J’ai des amis qui m’aiment un peu

Je crois

Je ne les vois pas beaucoup

J’ai aussi une nana heureuse

Je ne la vois pas trop trop

C’est tout

Mais paraît-il qu’en avril

Nous irons tous au bal des fous

Rouler la bille à l’Avenir

Et voter à qui prendra le trou

 

Un polaroid dans mes yeux

J’enregistre ce qu’il y a de mieux

Les pourritures qui dansent autour de moi

Sont toujours les plus belles

Et je me demande si jamais

Il y avait une guerre dans ma tête

Qui est-ce qui gagnerait?

Qui est-ce qui gagnerait?

Serait-ce moi ou bien ma cervelle?

 

« Allez viens! » dis-tu, ivre

Alors j’ai mis mes belles guenilles

Nous sommes allés voir sur le parc

Nous sommes allés boire la rivière

Nous sommes allés coucher l’herbe

Sous nos corps un peu déserts

Nous avions pris aussi un jeu

De pelles à rouler dans le feu

 

Mardi sept heures et demie

Au Macintosh on m’a caché

Qu’il y avait un vieux décrépit

Qui dormait dans mon sablier

Et que si

Si j’avais compris

Que dans mon verre y’avait la mer

Il me faudrait piger aussi

Que c’est là où je me noie

Solitaire

 

Sur le lit

Échancrée

Belle

Se tient celle pour qui je m’appelle gamin

Je ne suis pas sérieux

Mais je sais être pubien

Je suis caché dans ses robes

Et je m’évade plus encore

Lorsque ses lèvres m’enrobent

Et puis là j’me sens un peu bien

 

Avoir du fric un jour

C’est peut-être mon seul destin

Ouais…

Ouais…

Bien qu’à ce jour

Je ne m’y connaisse pas très bien

Ah si j’avais la richesse

De ne rien faire

Ne rien forcer

Sans avoir à faire autre chose

Que de dormir

Boire et manger

 

Les poètes sont des cons

Moi je n’appartiens à rien

Je ne voudrais pour rien au monde

Retenir un jour un p’tit calepin

Et si c’était à recommencer

Je me ferais sanglier

J’irais dans les talus épais

Faire la causette avec la paix

 

Enraciné dans mes ombres

Et dans ma forêt qui s’allonge

En fées de joie

En larmes qui tombent

Dans mes traces

Je marche

Et quand vers minuit

Je cajole mon paradis

Je me retourne vers les étoiles

Je bois mon malt

Et c’est parfait comme ça

Parfait

Joli

Comme ça
 

Bio et presse

Keith Kouna est le chanteur et parolier du défunt groupe Les Goules, groupe phare de la scène alternative québécoise qui a sévi de 2001 à 2007. Ce groupe singulier a pondu trois albums décapants, a été finaliste aux Francouvertes de 2003, s’est mérité un Prix Miroir au Festival d’Été de Québec en 2006 pour l’originalité de la création, a pulvérisé les palmarès des radios étudiantes et effectué quelques centaines de spectacles irrévérencieux, ludiques, théâtraux et sainement cinglés un peu partout au Québec.

Lorsque le groupe prend une pause en 2007, Keith Kouna s’attaque à l’enregistrement de ses « chansons de jeunesse » qu’il avait mises sur la glace lors de la création du groupe. Avec son ami Tristan McKenzie qui avait réalisé le dernier disque des Goules, ils se chargent de dépoussiérer ces chansons et de leur donner vie. En 2008, après un an de travail à temps partiel, des hectolitres de café et de bière, des montagnes de clopes et des misères communes, Les Années Monsieur sort enfin. Le disque est fort bien accueilli par la critique et regorge de petits classiques qui font leur chemin. Keith Kouna offre des prestations remarquées dans les festivals, les bars et autres recoins louches du Québec.

Il patauge ensuite comme un peu tout le monde dans l’abus d’alcool, la dépression, le sexe, l’amour, la musique classique, les auteurs nihilistes, le mauvais café, les Québec Classique, les pizzas congelées et Facebook. À l’été 2011, il réalise soudainement que ça va faire bientôt trois ans que Les Années Monsieur est sorti et qu’il lui faut un nouveau disque au plus criss. Il s’attaque à l’écriture de nouvelles chansons, tout en continuant à faire des gigs au chapeau pour se maintenir à l’avant-plan de la scène musicale.

Un an plus tard, il entre au Studio Masterkut avec ses musiciens Vincent Gagnon, Martien Bélanger, PE Beaudoin et David Gagné. Il confie à nouveau la réalisation de ce disque à son vieux complice Tristan McKenzie, avec Francis Beaulieu à la prise de son. Le tout est mixé par les deux comparses et le mastering est confié à Marc Thériault.

Du Plaisir et des Bombes est le deuxième album de cet auteur-compositeur-interprète (ACI) inclassable. Percutant, accrocheur et touchant, Kouna fait mouche encore une fois avec onze petites bombes qui font plaisir…

Kouna selon le Bang Bang / Kouna selon le Voir / Disque de la semaine du Voir / Kouna selon le Quotidien

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